Chez l'vieux

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Il faut faire mentir Joseph Stiglitz


Le-prix-de-l'inegalite-Joseph-StiglitzJoseph Stiglitz
a obtenu le prix Nobel d'économie en 2001. Auteur de La Grande Désillusion et du Triomphe de la cupidité, il publie aux éditions Les liens qui libèrent, Le prix de l'inégalité.

La question n'est pas de se demander si Stiglitz a raison ou tort surtout lorsqu'il écrit : " La capitulation devant les diktats des marchés financiers ne concerne pas seulement les pays au bord du désastre, mais également qui doivent lever  de l'argent sur les marchés des capitaux. Si le pays en question ne fait pas ce qui plait aux marchés financiers, ceux-ci le menacent de baisser sa note, de retirer leur argent, d'augmenter les taux d'intérêt ; ces menaces sont en général eficaces. Les marchés financiers obtiennent ce qu'ils veulent. Il peut y avoir des élections libres, mais les options présentées aux électeurs ne leur laissent aucun choix réel sur les questions dont ils se soucient le plus – les problèmes économiques".

La finance gouverne le monde, nous le constatons depuis bien des années. Le champ d'action laissé aux gouvernants est donc bien étroite pour infléchir cette désormais implacable et inévitable réalité. Dans son programme électoral, François Hollande s'était présenté comme l'ennemi de la finance et voulait être en rupture avec les politiques de rigueur. A cet instant-là, il avait entièrement raison. Cette posture  était celle qu'il fallait adopter. Cet état d'esprit est encore  d'actualité. 

Etant d'un naturel très optimiste, je reste persuadé, qu'à un moment donné de son quinquennat, il reviendra à ses fondamentaux, s'il veut sortir le pays de l'ornière.

En tout état de cause, il faudra bien faire mentir Joseph Stiglitz, si l'on ne veut pas verser dans le chaos.

Catégorie : A la une, Politique
  • rosaelle a dit :

    Tiens, j’en ai parlé il y a peu.
    http://spartakiste.blogspot.fr/2012/08/et-si-la-grece-cetait-la-thailande.html
    Mais les pays qui se sont libérés de cela, comme le Vénézuela, sont-ils un exemple pour tout?
    Vaste question

  • rimbus a dit :

    avec Mario Draghi à la tête de la BCE, on est sur la bonne voie (moi aussi je peux jouer les optimistes). Le silence de Trichet à son sujet (dans le doc d’Arte sur GS) était lourd de sens. Au fond BRP avait raison : il est des silences qui en disent long.

  • estelle92 a dit :

    Tu fais bien de parler de « posture » ! Posture qu’il fallait prendre pour racoler les gens qui se sentent (encore un peu) de gauche ?

  • Un partageux a dit :

    Yann, je ne partage pas ton optimisme. Et je crains que la sanction des électeurs ne soit radicale. C’est sur l’emploi (et le chômage), sur le revenu, sur la retraite, sur le financement des dépenses de santé, sur le logement et autres préoccupations bassement quotidiennes que sera jugé le gouvernement. Et pas sur la déportation des Rroms ou autres bougnoules/youpins d’aujourd’hui. Même si certains font de gros efforts pour attiser la haine de ce côté pour se dédouaner de leur immobilisme dans le domaine économique.

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Il faut faire mentir Joseph Stiglitz


Le-prix-de-l'inegalite-Joseph-StiglitzJoseph Stiglitz
a obtenu le prix Nobel d'économie en 2001. Auteur de La Grande Désillusion et du Triomphe de la cupidité, il publie aux éditions Les liens qui libèrent, Le prix de l'inégalité.

La question n'est pas de se demander si Stiglitz a raison ou tort surtout lorsqu'il écrit : " La capitulation devant les diktats des marchés financiers ne concerne pas seulement les pays au bord du désastre, mais également qui doivent lever  de l'argent sur les marchés des capitaux. Si le pays en question ne fait pas ce qui plait aux marchés financiers, ceux-ci le menacent de baisser sa note, de retirer leur argent, d'augmenter les taux d'intérêt ; ces menaces sont en général eficaces. Les marchés financiers obtiennent ce qu'ils veulent. Il peut y avoir des élections libres, mais les options présentées aux électeurs ne leur laissent aucun choix réel sur les questions dont ils se soucient le plus – les problèmes économiques".

La finance gouverne le monde, nous le constatons depuis bien des années. Le champ d'action laissé aux gouvernants est donc bien étroite pour infléchir cette désormais implacable et inévitable réalité. Dans son programme électoral, François Hollande s'était présenté comme l'ennemi de la finance et voulait être en rupture avec les politiques de rigueur. A cet instant-là, il avait entièrement raison. Cette posture  était celle qu'il fallait adopter. Cet état d'esprit est encore  d'actualité. 

Etant d'un naturel très optimiste, je reste persuadé, qu'à un moment donné de son quinquennat, il reviendra à ses fondamentaux, s'il veut sortir le pays de l'ornière.

En tout état de cause, il faudra bien faire mentir Joseph Stiglitz, si l'on ne veut pas verser dans le chaos.

Catégorie : A la une, Politique
Mot-Clé :
  • Romain blachier a dit :

    Exact

  • rosaelle a dit :

    Tiens, j’en ai parlé il y a peu.
    http://spartakiste.blogspot.fr/2012/08/et-si-la-grece-cetait-la-thailande.html
    Mais les pays qui se sont libérés de cela, comme le Vénézuela, sont-ils un exemple pour tout?
    Vaste question

  • estelle92 a dit :

    Tu fais bien de parler de « posture » ! Posture qu’il fallait prendre pour racoler les gens qui se sentent (encore un peu) de gauche ?

  • Un partageux a dit :

    Yann, je ne partage pas ton optimisme. Et je crains que la sanction des électeurs ne soit radicale. C’est sur l’emploi (et le chômage), sur le revenu, sur la retraite, sur le financement des dépenses de santé, sur le logement et autres préoccupations bassement quotidiennes que sera jugé le gouvernement. Et pas sur la déportation des Rroms ou autres bougnoules/youpins d’aujourd’hui. Même si certains font de gros efforts pour attiser la haine de ce côté pour se dédouaner de leur immobilisme dans le domaine économique.

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Il faut faire mentir Joseph Stiglitz


Le-prix-de-l'inegalite-Joseph-StiglitzJoseph Stiglitz
a obtenu le prix Nobel d'économie en 2001. Auteur de La Grande Désillusion et du Triomphe de la cupidité, il publie aux éditions Les liens qui libèrent, Le prix de l'inégalité.

La question n'est pas de se demander si Stiglitz a raison ou tort surtout lorsqu'il écrit : " La capitulation devant les diktats des marchés financiers ne concerne pas seulement les pays au bord du désastre, mais également qui doivent lever  de l'argent sur les marchés des capitaux. Si le pays en question ne fait pas ce qui plait aux marchés financiers, ceux-ci le menacent de baisser sa note, de retirer leur argent, d'augmenter les taux d'intérêt ; ces menaces sont en général eficaces. Les marchés financiers obtiennent ce qu'ils veulent. Il peut y avoir des élections libres, mais les options présentées aux électeurs ne leur laissent aucun choix réel sur les questions dont ils se soucient le plus – les problèmes économiques".

La finance gouverne le monde, nous le constatons depuis bien des années. Le champ d'action laissé aux gouvernants est donc bien étroite pour infléchir cette désormais implacable et inévitable réalité. Dans son programme électoral, François Hollande s'était présenté comme l'ennemi de la finance et voulait être en rupture avec les politiques de rigueur. A cet instant-là, il avait entièrement raison. Cette posture  était celle qu'il fallait adopter. Cet état d'esprit est encore  d'actualité. 

Etant d'un naturel très optimiste, je reste persuadé, qu'à un moment donné de son quinquennat, il reviendra à ses fondamentaux, s'il veut sortir le pays de l'ornière.

En tout état de cause, il faudra bien faire mentir Joseph Stiglitz, si l'on ne veut pas verser dans le chaos.

Catégorie : A la une, Politique
  • estelle92 a dit :

    Tu fais bien de parler de « posture » ! Posture qu’il fallait prendre pour racoler les gens qui se sentent (encore un peu) de gauche ?

  • Unraleurdeplus a dit :

    Hollande ennemi des marchés financiers ?
    Muaaaaaahhhhh !!!
    C’est la meilleure… Daigne m’excuser Yann, j’ai véritablement explosé de rire en lisant ceci.
    Non mais vous y avez VRAIMENT cru ?
    « Je vais renégocier le traité » Mouarf (bis)
    Lui comme Sarkozy sont inféodés à l’Europe, elle-même inféodée aux visées économiques américaines.
    Perso je vote UPR : on sort de l’Europe, de l’Union Européenne et de l’OTAN. Basta.
    C’est quoi ces conneries de présidence de paille ? Aucune marge de manœuvre ? Insupportable. On devrait être maître de la destinée de notre pays.
    Et pourquoi devrait-on payer des dettes qui ne nous concernent pas ?
    Moi je dis dehors les incapables, droite comme gauche.
    Dingue à quel point on subit ce lavage de cerveau nous expliquant que la seule solution c’est l’Europe et ce mondialisme effréné.
    C’est une escroquerie, un scandale sans nom.

  • Un partageux a dit :

    Yann, je ne partage pas ton optimisme. Et je crains que la sanction des électeurs ne soit radicale. C’est sur l’emploi (et le chômage), sur le revenu, sur la retraite, sur le financement des dépenses de santé, sur le logement et autres préoccupations bassement quotidiennes que sera jugé le gouvernement. Et pas sur la déportation des Rroms ou autres bougnoules/youpins d’aujourd’hui. Même si certains font de gros efforts pour attiser la haine de ce côté pour se dédouaner de leur immobilisme dans le domaine économique.

  • Apolline a dit :

    Saine lecture …
    Le redressement va se faire : le dire ne relève même plus de l’optimisme mais du courage, tant les matraquages de l’extrême droite – car telle est la droite aujourd’hui – et de l’extrême gauche, dénigrent FH et les mesures déjà prises par le gvt de JMA.C’est un tapis de critiques non constructives, ne reposant sur rien, que sur la volonté d’arriver à la paralysie de la vie politique. Marine Le Pen rit à gorge déployée !

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