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Prix des carburants: il faut donc changer le comportement des automobilistes


CarburantsAvec toutes la déception que cela peut entraîner, François Hollande se trouve dans l'incapacité de tenir sa promesse de campagne : Est-il acceptable qu’à travers la TVA l’Etat gagne des recettes sur des consommateurs qui n’ont pas d’autre moyen que d’utiliser leur voiture pour aller à leur travail ?

Michel Sapin sur la même ligne déclarait : "Aujourd’hui les Français voient leur pouvoir d’achat ponctionné par cette augmentation de l’essence. [...] Pour faire face à cela, «François Hollande a annoncé qu’il commencerait par bloquer le prix de l’essence » mais aussi qu’il mettrait en place une TIPP flottante : c’est-à-dire que l’Etat baissera sa taxation de l’essence lorsque son prix augmente afin que le prix à la pompe reste stable et accessible pour tous".

Force est de constater que si l'intention était fort louable, face à la rudesse  économique ambiante, cet engagement devient caduque. Pierre Moscovici a déclaré que la baisse du prix des carburants serait modeste et provisoire. De toute évidence, ce choix par défaut ne fait pas appel à une mauvaise volonté de la part du gouvernement, mais à la confrontation de la réalité de l'exercice du pouvoir.

Certains parleront de trahison, d'autres de non-respect de l'engagement donné et enfin quelques-uns évoqueront une erreur de jeunesse. Peu importe, les résultats et les faits sont là et bien réels. En tout état de cause, le prix des carburants ne baissera plus ou si peu, qu'il faudra désormais se faire à cette raison. Fatalisme non, mais constat de notre totale indépendance face à ce mode de transport que représente l'automobile.

Face à cette problématique, il nous faudra être avant tout inventif.

D'après Thomas Porcher pour Le Plus : " 15 % des gens utilisent leur voiture pour aller au travail contre 85 % dans certaines régions. L'imagination doit donc se positionner sur le comportement automobile dans les régions. Il est évident que dans ce contexte, le covoiturage doit être développé. Il est évident aussi que l'utilisation des transports en commun départementaux comme Tibus dans les Côtes d'Armor doit exister dans tous les départements.

Cette modification des usages est  à mon sens, le seul remède fiable afin de réduire le coût de transport individuel des ménages. Tout le reste appartient désormais au monde du fantasme.

Catégorie : A la une, Politique
  • Apolline a dit :

    Normalement, l’employeur paie la moitié du titre de transport mensuel du salarié. Il paie d’autant plus cher que le titre est cher, c’est passé dans les esprits depuis des années,personne ne rechigne.
    Que les employeurs ne rechignent pas comme d’habitude sur le paiement de cotisations sociales et contributions diverses : ces charges sont déductibles du bénéfice imposable de l’entreprise : c’est donc l’Etat,donc nous, qui payons, pas elles !
    Pourquoi un mécanisme équivalent ne profite-t-il pas aux salariés qui ne bénéficient pas d’un service de transports en commun pratique et rapide ? Il suffirait d’instaurer pour eux une déduction fiscale au moins partielle, d’indemnités kilométriques : cela compenserait la dépense de carburant qui pèse sur les personnes qui n’ont pas d’autre choix que le véhicule particulier pour aller travailler et la lourde dépense d’investissement et d’entretien de ce véhicule.
    Mais il est vrai que le salarié doit prendre conscience qu’il est souvent possible de se déplacer autrement qu’en voiture pour aller au taf.

  • Stef a dit :

    Y a la consommation des véhicules qui va changer aussi. Demain une voiture hybride consommera quelques dix litres pour faire 1000 bornes, soit six fois moins pour notre portefeuille par rapport à aujourd’hui…

  • denis a dit :

    Moi je ne suis pas déçu ; je n’ai jamais cru que F. Hollande arriverait à faire ce qu’il a promis durant la campagne. Je ne suis pas naïf à ce point

  • FrédéricLN a dit :

    Il me semble que mettre un bus là où il y aurait moins de 3 utilisateurs en moyenne, ça doit être un désastre en termes de consommation de carburant, d’effet de serre etc., sans parler de la ruine pour les finances publiques.

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