Il est parfois à se demander si notre système de penser s'arrête à nos frontières.
En effet, très peu de gazettes s'emparent de la situation dramatique qui est en train de gagner l'Espagne.
L'agence de notation Fitch vient de dégrader la note ibérique de trois rangs, le gouvernement devrait être dans l'obligation de demander jusqu'à cent milliards d'euros d'aide massive à l'Europe, le taux de chômage atteint 24,44% en mai, les banques espagnoles frisent la mise à mort et sont au bord de la faillite, mais nous préférons garder nos oeillères.
La petite brise de nos élections législatives préoccupent suffisamment nos esprits pour que nous allions jeter un oeil de l'autre côté des Pyrénées. Le "tant que ce n'est pas chez nous", n'a jamais aussi bien fonctionné qu'actuellement.
Et pourtant, nous sommes en droit de nous demander si les marchés internationaux n'attendent pas le lendemain du 17 juin (élections législatives en France et élections en Grèce) pour placer quelques banderilles qui pourraient s'avérer fatales pour nos économies européennes.
A terme en Espagne, le pays pourrait se retrouver sous la tutelle de l'Europe au même titre que la Grèce. Cela devrait nous poser quelques questions, il me semble.
Par ailleurs, l'ami Obama a déclaré jeudi dernier que la crise en Europe pourrait avoir un impact très réel sur les États-Unis. Cette affirmation à double sens a pour objet d'une part, de se prémunir d'une quelconque responsabilité dans la crise qui devrait toucher les USA dans les mois à venir et d'autre part de nous tirer un peu les oreilles sur le laxisme dont nous faisons preuve dans la gestion des prospectives négatives qui planent au-dessus de nos têtes.
Faut-il s'attendre à un effondrement des marchés. Un Krach façon 1987 ? Un nouveau lundi noir ?
Visiblement, il n'est pas l'heure de se poser ces questions et certains pourraient même penser qu'il est inutile de plomber les législatives avec ces interrogations qui ne sont pas à l'ordre de jour.
Et pourtant…
Denis a dit :
Je me pose la question de savoir si nous n’aurions pas intérêt à rouvrir le poste frontière de Peyerpertuse !!! ;+)
Apolline a dit :
J’espère qu’on va adopter le principe des euros-bons vite fait !
Temps radieux dans le Midi où la nature s’est régalée des pluies incessantes : les garrigues sont vertes ! C’est bon signe, l’Espagne, c’est presque chez nous ! Elle va s’en sortir !
Apolline a dit :
J’espère qu’on va adopter le principe des euros-bons vite fait !
Temps radieux dans le Midi où la nature s’est régalée des pluies incessantes : les garrigues sont vertes ! C’est bon signe, l’Espagne, c’est presque chez nous ! Elle va s’en sortir !